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dépression

  • KO

        Ce matin je suis allée voir maman et comme à chaque fois depuis quelque temps, c'était avec angoisse : comment allais-je la trouver ?

       Avec son chagrin d'amour, ses larmes répétées, son délire de persécution et ses phrases ;" je n'ai plus qu'à me jeter sous une voiture, je n'ai plus qu'à mourir" (phrases que nous entendons depuis dix ans), le personnel soignant lui a retirer ses ciseaux, ses aiguilles à tricoter et a appelé un psychiatre gérontologue. En la voyant fortement déprimée, elle lui a prescrit un neuroleptique. Je l'ignorais et lorsque mercredi dernier je suis allée la voir avec Marius, nous l'avons trouvée hagarde. Je n'étais pas vraiment à l'aise. En retournant la voir 2 jours après, elle ne dormait pas mais elle était ailleurs, incapable de marcher seule et surtout incapable d'avoir un discours cohérent. C'était affreux ! J'écoutais, essayais de rassurer ses craintes qui pointaient au milieu de cet étrange monologue. Je suis rentrée chez moi anéantie et depuis, je n'arrive pas à retrouver même un semblant de forme .

       Et ce matin ? me direz-vous. Ce n'était pas extra, mais c'était mieux. Elle a pu parler à peu près normalement tout en restant encore un peu ailleurs. L'infirmière m'a rapporté que la psychiatre était passée jeudi et qu'elle avait remplacé le neuroleptique par un anti-dépresseur et un anxiolytique. Il faut attendre encore un peu pour que tout le neuroleptique soit éliminé, mais voilà pourquoi elle allait mieux.
      Mais quand elle aura retrouvé sa forme d'avant, qu'en sera-t-il de son chagrin d'amour ?

  • Quelques heures au Grau du Roi

    WP_20150414_001.jpgÇa faisait quelque temps que j'avais envie d'aller voir la mer et comme les infirmières de l'EHPAD n'arrêtaient pas de me dire que ça ferait du bien à ma mère de sortir, j'étais contente d'emmener maman au Grau, surtout qu'il faisait super beau.

      Arrivée à la maison de retraite, je vois maman avec son ami Mr M. Je m'approche, dis bonjour et "tu viens, nous partons à la mer". Réponse refroidissante :"de toute façon, je n'ai pas le choix" ....

       Nous voilà parties quand même, mais maman est triste, à la limite des larmes. J'essaie de lui expliquer qu'on va déjeuner dehors, au resto, qu'on va voir la mer, qu'on va faire les boutiques, qu'elle devrait être contente... Mais rien n'y fait et elle me dit :"laisse-moi là" (en pleine campagne). Je me gare et hurle avant de piquer une crise de nerfs et de larmes.J'avais l'impression de couler, couler. Bien sûr, je panique maman et avec du mal, j'essaie de me calmer et comme j'avais dit à l'EHPAD que maman ne mangerait pas chez eux, je reprends ma route vers la mer, les yeux brouillés.

     WP_20150414_003.jpg Nous avons mangé des moules-frites, fait les boutiques (et quelques achats), là ça allait même si maman regardait sans arrêt sa montre et me répétait qu'il ne fallait pas qu'elle rentre tard ....Alors nous avons repris la route avec régulièrement son délire de persécution qui revenait à la surface. 

      Bilan de cette journée plus que mitigé. Le seul vrai point positif est qu'à notre retour le médecin, que j'avais demandé, est venu voir maman. J'ai pu le voir et expliquer la situation. J'espère qu'il va trouver un traitement pour la rendre moins dépressive et angoissée.

  • Plus rien

    J'ai atteint mes limites. Je n'ai plus envie de rien sauf de me terrer pour pouvoir pleurer et hurler tout ce stress,toute cette peine qui me pourrit ! Déjà je ne vais plus à la country par peur de fondre en larmes dès la première parole gentille qu'on me dira. Aujourd'hui, je n'arrive ni à lire, ni à colorier ni même à rester à faire des jeux sur mon PC. Je bous, j'ai mal et maman continue à me sortir les paroles qui font mal. Je sais que je ne dois pas culpabiliser, mais c'est moi qui ai décidé de la placer, c'est moi qui la rend malheureuse. Tout le monde me prend pour une femme forte ....Heureusement que personne ne me voit, je ne suis que colère, larmes et grande lassitude, une loque humaine !

      Il me reste 15 jours ! Heureusement qu'elle part trois petites journées en hôpital de jour car je crois que sinon c'est moi qui serais hospitalisée.