Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • "Les Monique sont ....... Fada N'Gourma

    Richard nous avait concocté deux jours au" Campement du Lion" un motel dans une réserve afin de voir des animaux. Au départ nous devions partir lundi matin. Le samedi, comme Aïcha était victime d'une crise de palu, nous avions décidé de lui laisser une journée supplémentaire pour se remettre et avions repoussé notre voyage au mardi matin.
    Seulement, le lundi après-midi, un sms sur le portable puis un mail de l'ambassade de France nous déconseillaient fortement d'aller à Fada N'Gourma, où les militaires étaient en révolte.
    Pourquoi : Une affaire de moeurs !

    Un militaire ,ayant violé une gamine de 14 ans ,s'est retrouvé en prison. Ses copains mécontents ont pris les armes et sont allés le délivrer. Ils ont tiré, saccagé des boutiques, "empreinté" les voitures des conducteurs qui avaient le malheur de passer par là.... le soir, les chars entouraient la ville. Celle-ci  se situe à un peu plus de 200km à l'Est de Ouaga. Et pour aller au "Campement du Lion", une seule route et elle passe par Fada.
    Quand Richard a téléphoné au patron du camp pour, dans un premier temps reculer notre date d'arrivée, celui-ci lui a répondu ;" Que d'histoire pour le viol d'une gamine,avant on n'en faisait pas tant !" Sans commentaires !

    Le mardi, j'appelais l'ambassade pour savoir s'il y avait danger à partir le mercredi matin. On me répondait que non, les militaires avaient rendu les armes et on déblayait la route. En même temps, Aïcha appelait sa copine vivant à Fada qui nous conseillait de ne pas venir.... Nous avons donc décidé d'annuler ce voyage. Tant pis pour les bêtes sauvages. Une autre fois peut-être.....Voilà pourquoi nous nous sommes retrouvés à Nang Taaba à passer un très bon week-end.......loin du couvre-feu

  • "Les Monique sont pas venues au bon moment (tourisme)" Ouaga

    Comme le répète souvent Richard à ses relations burkinabées : "Ton pays va mal"

    En effet, ça a beaucoup bougé durant notre séjour....et même avant. La veille de notre arrivée, les passagers d'un avion arrivant du Maroc ont du passer la nuit dans l'aéroport, car on tirait à balles réelles dans les rues de Ouaga.

    Pourquoi ? Une histoire de moeurs. Une jeune burkinabée a trompé son ami militaire. Celui-ci l'ayant appris a pris à partie avec quatre de ses amis militaires, le jeune amant. Ils l'ont déshabillé à 14h en plein Ouaga et l'on obligé à circuler nu en mobylette. Ce jeune homme est allé porter plainte et les cinq militaires ont été punis de prison. Mais on n'emprisonne pas les militaires ici ! Le soir même, leurs copains libres ont pris les armes,ont libéré leurs copains, ont tiré des balles en l'air et ont pillé des magasins.
    Le lendemain, soir de notre arrivée personne ne circulait dans les rues, mais il ne s'est rien passé.
     Le jeudi, les commençants en colère ont attrapé un militaire qui passait et l'ont tabassé. L'après-midi peu à peu les boutiques se sont fermées par crainte de représailles.  Des bruits couraient qu'il fallait rentrer....Mais là  il ne s'est rien passé et nous sommes sortis dîner au restaurant .

  • Retour

    Nous avons quitté Richard et Aïcha pour passer le contrôle de police. Et quand je dis le contrôle...Contrôle du passeport, de la petite fiche à remplir :"Retraitée ? mais de quoi madame ?", le passage sous le portique, la fouille, l'ouverture des sacs de cabine. nous arrivons enfin dans la salle d'embarquement. Elle est en travaux, l'aéroport est en travaux. Mais avec les dix ventilateurs nous ne souffrons pas de la chaleur.Au bout d'une heure, on nous appelle. On voit l'avion à 50 mètres....mais on nous fait monter dans deux bus qui nous conduisent à l'escalier en faisant le tour de l'avion..... On décolle à 0h50.

    Je profite encore de ce blog pour dire tout le bien que nous pensons d'Air Algérie. Les stewards et les hôtesses sont souriants et aimables ,les prix très compétitifs et comme à l'aller, nous sommes partis à l'heure.

    Nous sommes entourés de personnes très croyantes (lecture du Coran, prières avec une espèce de chapelet, tenues à déquates....)

     Pas moyen de dormir. A 4h du matin, ils rallument les plafonniers et nous servent un copieux petits déjeuner. A notre arrivée, ils nous repassent au contrôle, nous prennent fiche et passeport et nous entrons dans la salle de transit. Il n'y a encore personne et les boutiques sont fermées.Elles ouvrent doucement. Alors que nous achetions des douceurs orientales, je vois des personnes à notre porte d'embarquement. Nous nous y rendons. Le Hic, c'est qu'on ne nous a pas rendu nos passeports, ni donné notre carte d'embarquement. Nous sommes 4 dans ce cas. Partira ? partira pas ?

    Partira dans un énorme boeing non rempli. Toujours le même accueil et un autre petit déjeuner. Nous partons et arrivons à l'heure. Mon amie Chantal nous attendait et nous a ramenées. Juste le temps de mettre mes valises dans ma voiture, il est 12h30, je n'ai pas dormi depuis hier matin 8h, je rentre avant de m'endormir au volant.
    Je ne donnerai pas de cours ce soir !