J'ai encore un peu de temps avant de partir, aussi vais-je en deux, trois lignes vous raconter mon retour d'hier soir.
Connaissant mon état de fatigue chronique en ce moment, j'ai été très sérieuse niveau alcool. Un petit verre de Kirr, 1/2 de vin rouge avec le fromage et 1/2 de champagne avec les petits fours....
Me voilà donc partie avec la voiture de ma soeur. Je l'ai déjà conduite et sans aucun problème. Mais la nuit je n'aime pas. je mets le contact et pars en me faisant la remarque que si je voulais toucher à un bouton de réglage quelconque, il faudrait que je trouve le bouton de la lumière, tout était bien sombre !.... Habituée à l'allumage automatique de ma Modus, j'avais oublié d'allumer mes codes. Au bout de 100, 200 m ??? j'ai soudain réalisé et ai tourné le bouton. Ça s'est brutalement éclairé sur les commandes, c'était plus facile.
Douchée et inquiète, j'ai été très prudente sur la vitesse. Arrivée au péage ( d'entrée) de l'autoroute, panique à bord : où ai-je mis mon ticket ? J'étais prète à m'arrêter, angoissée sur le bas-côté ( à ces péages il n'y a aucune caisse avec un être humain qui puisse nous aider) quand je me rends compte que ce n'est que le premier poste de péage, celui où justement on prend un ticket !!!
Ouahhhh..... ça ne va pas bien. Mais bon, je suis arrivée, entière, la voiture aussi et pour le voyage qui m'attend, j'ai un copilote.
Bye
Et quand je me rappelle le mal que j'avais à me reconnaitre quand la chimio m'a fait perdre mes cheveux, que je ne pouvais m'empêcher de me regarder dans chaque vitre, chaque glace sur mon chemin et que je souffais de cette image qui n'était plus mienne. Et je savais que ça allait repousser. Tandis que ça, tu dois le vivre comme une véritable mutilation.Il faut que ça vaille vraiment le coup. Une question de vie ou de mort !