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  • Marqués au fer rouge !

    Jeune, j'avais une peur panique des piqûres et plus encore des prises de sang. A piquer des crises de nerf dans la salle d'attente. Puis, j'ai attrapé mon cancer, j'ai eu le droit à de multiples prises de sang, à ma chimio et la peur des piqûres dans les veines a disparu.

    Alors, sous la pression de messages maintes et maintes fois répétés par les médias, je me suis dit que je pourrais peut-être donner mon sang.J'ai quand même eu du mal à me décider.
    Hier après-midi, ma décission enfin prise, je suis allée à la mairie qui était centre de don du sang pour la journée.

    Un peu stressée, je pénètre dans un couloir : une table, des chaises, quelques personnes qui remplissent un questionnaire, d'autres qui font la queue.Je m'installe, réponds aux questions, me fait inscrire comme donneuse potentielle, attends un peu l'entretien avec le médecin en regardant la salle de prélèvement : une vingtaine de personnes sont allongées . C'est calme.

    Au bout d'une dizaine de minutes je me retrouve devant le médecin. Lorsqu'il apprend que j'ai eu un cancer, tout s'arrête. Il me remercie de ma démarche, mais dans l'état actuel des recherches médicales, on ne prend pas le sang des anciens cancéreux, même plus de dix ans après :"on voit des cancers qui ressurgissent dix ans après vous savez. Peut-être y a-t-il des petites cellules cancéreuses qui se baladent dans votre sang....". Merci docteur !!!

    Oublier qu'on a été malade ,qu'on a eu peur, qu'on a subi des traitements lourds ? Impossible ! on te le rappelle quand tu veux obtenir un crédit et.....quand tu veux donner ton sang. Comme les gays, nous sommes dangereux..... Quand on voit que le nombre de cancers augmentent rapidement, comment vont-ils faire dans quelques années pour remplir leur banque du sang !

    Allons, ne t'énerve pas Monique !!!

  • Novembre, Décembre

    Chaque année, c'est la même chose. Je déteste les deux derniers mois de l'année ! Pourtant, ce coup-ci, j'ai pensé un moment échapper à ma déprime automnale :l'arrivée de Mathéo, mon petit séjour à Nîmes,le temps qui se maintenait assez beau....

    Mais, le temps gris est arrivé, la pluie, les arbres dénudés, le froid.....et le décès de Pascal qui m'a plombée.

    Depuis, la morosité s'est installée dans ma petite tête. Je ne trouve plus le chemin de la piscine, j'ai envie d'hiberner. Je lutte : je vais au spectacle, au ciné, au resto, je vais voir des amis, je pouponne le dernier né....et si dans ces moments-là, je suis bien et je profite, aussitôt que je reviens en tête à tête avec moi-même, ça ne va plus

    .Et pourtant cette année, Noël retrouve un peu de sa magie ; j'aurai avec moi enfants et petits-enfants , c'est une première et j'en suis ravie même si les petits bouts sont encore très jeunes.

    Malgré tout ça, depuis le début de la semaine je suis oppressée, mal dans ma peau, sans raison. Vivement 2012 ?

  • Début de semaine

    Cette semaine, je suis très occupée et je ne mange pas souvent à la maison. Ce lundi, pour commencer j'ai accompagné mon ex à Roissy. Quarante-cinq minutes de retard, il a crevé sur mat 1.JPGl'autiroute..... C'est que j'étais attendue à Cires : je devais garder le petit Mathéo pendant que ses parents allaient se détendre au cinéma. Je suis arrivée un petit quart d'heure avant leur départ et le bébé n'était pasmat 2.JPG couché. Les parents partis, le gnome sur son transat, béat d'admiration devant le manège à musique, je me prépare à déjeuner (protéines). Bébé attrape le hoquet et il s'énerve. Pas de panique, je le prends, le promène, le câline et le voilà endormi dans mes bras. Je vais le coucher doucement,choisis un film à la télé et commence à déjeuner. Quarante cinq minutes à peine et Mathéo se manifeste. J'attends un peu, mais non, il ne se rendormira pas.Déjeuner un peu ollé, ollé, pas de film, je vais plutôt écouter de la musique.....

    J'en ai bien profité de ce petit moustique : babillage, sourires,biberon, encore le hoquet.....Bref, il était dans mes bras quand les parents sont rentrés.


    Mais, tout le monde était content de son après-midi !